Mes sacs de courses en tissus: toute une histoire…

Bonjour à tous.

Alors en me mettant à l’Ecobio, au mode de vie zéro-déchet j’ai d’abord dû m’équiper pour les courses.

Un cabas en tissus pour les courses ça j’avais.

Des sacs pour les tomates, patates, bananes, pommes, oranges en vrac ? Pas vraiment besoin, je les prends à la main (si je n’en prend pas 3kg).

Mais comment faire pour les choses plus petites? Les champignons, les tomates cerises ?

Comment faire aussi à la boulangerie pour qu’ils ne mettent pas le pain ni dans le sac en papier ni dans le sac en plastique ?

Là il me fallait définitivement des petits sacs en tissus.

On avait fait du vide dans nos armoires mon copain et moi, du coup j’avais plusieurs de ses chemises 100% coton qui étaient troués/abimées à certains endroits, de vieux T-shirt tâchés. J’ai la chance d’avoir une machine à coudre (achetée 30€ sur l’équivalent allemand du site Leboncoin) et de savoir m’en servir.

En 2 temps 3 mouvements me voilà à faire mes propres sacs en tissus.

sac

Simple sac sans cordon pour le pain, plus petit sac avec ficelle pour les noix… Bref je me retrouve avec 4 sacs de tailles différentes adaptés à mes besoins.

Aujourd’hui en plus de mon cabas qui est toujours dans mon sac à main, j’ai un sac à pain (qui peut me servir pour les champignons aussi) et un petit-sac à cordons pour les pistaches en vrac par exemple. Pratique pour faire les courses !

A la boulangerie je tends mon sac à pain et ils me le remplissent, finit le sac en papier ET le sac en plastique!

Ca c’était il y a 2 mois, depuis j’ai refait d’autres sacs de tailles différentes.

La collection comporte aujourd’hui:

  • 2 sacs à pain (toujours un de rechange pendant que l’autre est lavé),
  • 1 sac à salade ou patate (assez grand),
  • 2 petits sacs à corde (fermeture) qui me servent pour les champions, les noix, les bottes de plantes aromatiques que je n’ai pas chez moi, les tomates cerises…
  • 1 sac assez grand pour transporter les oranges ou les patates quand j’en ai beaucoup par exemple,
  • Mon cabas original pour transporter tout ça.

A part les sacs à pain, aucun sac n’est destiné à un produit en particulier. De toute façon ils ne servent que le temps du transport du rayon à ma cuisine (max 40min)

Tous mes sacs sont colorés (mon mec n’aime pas les chemises blanches) et j’avoue trouver un certain plaisir à voir défiler toutes ses couleurs sur le tapis de la caisse.

Amusez vous vous aussi à fabriquer vos sacs en tissus avec de vieux vêtements/draps/T-shirt. Ou demander à votre mère/grand-mère de la faire.

On a toute des bouts de tissus qui trainent alors autant les recycler de façon ludique et pratique!

A bientôt.

Voici les origines des sacs montrés plus haut:

sac2

 

 

 

Le pourquoi du comment de l’Ecobio

Bonjour à tous.

Lorsque j’ai crée ce blog mon but était tout simplement de partager des recettes maison pour se simplifier la vie en ce qui concerne (principalement) le ménage et le bien-être. Je voulais partager les recettes écologiques/bio que je trouvais et testais pour tous les produits de la vie courante et montrer que c’était économique, que l’on se faisait du bien (car pas de produit toxique) et qu’on faisait du bien à la planète (moins de déchets et biodégradable).

paysage

Ce que j’ai découvert …

Que l’on produit ENORMEMENT de déchets et même si on ne les voit pas car on les met à la poubelle et que quelqu’un les vide, ils ne disparaissent pas pour autant. Ils finissent dans des décharges au milieu de la nature où ils font des ravages (faune, flore).

Que les produits qu’on utilise et qui nous coûtent tant d’argent tous les mois sont bourrés de produits toxiques autant pour nous que pour l’environnement et ils ne sont pas forcément plus efficaces que les recettes de nos grand-mères.

De plus on peut faire sa version Ecobio qui a la même efficacité avec moins de 5 produits actifs 100% naturels!

 

C’est pourquoi …

Je me suis intéressée au mode de vie zéro déchet.

J’ai commencé à chercher comment faire moi-même tous les produits que j’utilise quotidiennement dans ma cuisine, dans ma salle de bain, dans la maison en général.

 

Moi:

Je suis une matheuse, les chiffres, la logique c’est mon truc. Faire des listes (de courses, de choses à faire, de mes dépenses) j’adore. Cuisiner aussi.

Prendre soin de moi avec une crème qui sent bon, un shampoing qui est doux pour mes cheveux c’est aussi quelque chose qui me plait.

 

Avant…

Je passais mon temps à faire des listes de courses. J’allais ensuite acheter de quoi cuisiner et je passais des heures (si si) à choisir mon prochain gel douche (j’ai la peau très sensible), shampoing, liquide vaisselle qui ne m’irriterait pas les mains…

 

Aujourd’hui ?

Je passe beaucoup de temps sur internet ou à lire des articles/livres sue le zéro-déchet ou sur les produits maison 100% bio.

Et surtout? Je fais mes produits maison avec ce que j’ai dans ma cuisine! J’allie cuisine, bien-être et créativité !

Je m’amuse à réaliser de plus en plus de produits maison: lessive, déo, baume à lèvres, nettoyant pour le sol, produit pour le cuir, pâte à pizza, pâte à tartiner sont tous fait maison chez nous!

Bon forcément il y a des ratés (que je compilerais dans un prochain article) mais le bilan reste positif autant pour:

  • Notre porte-monnaie,
  • Notre santé,
  • Notre emploie du temps,
  • La planète,
  • Et nos armoires/placards.

crabe

Alors amusez-vous à essayer des recettes maisons des produits que vous utilisez tous les jours et n’hésitez pas à me donner votre avis et vos suggestions. Comme pour tout il faut trouver le produit qui nous ressemble et correspond à nos besoins.

Et vous comment en êtes vous arrivés à l’Ecobio ou à vous y intéresser ?

Ecobio ça veut dire quoi ?

ECO comme

  • Ecologique
  • Economique

BIO comme

  • Biologique
  • Biodégradable

Tout est dit 🙂

Biodégradable: ça veut dire quoi exactement ?

Biodégradable

D’après: http://www.actu-environnement.com

Un produit est dit biodégradable si après usage, il peut être décomposé (digéré) naturellement par des organismes vivants (micro-organismes). La biodégradabilité est un des paramètres les plus importants pour caractériser l’impact environnemental d’un produit organique. Elle dépend d’une part à la faculté d’être dégradé et d’autre part la vitesse de la digestion du produit dans le milieu biologique.

Par exemple, une feuille morte est biodégradable à 100% en quelques semaines alors qu’une bouteille plastique nécessite environ 4.000 ans.

La biodégradation se traduit chimiquement par un processus de simplification progressive de la structure chimique d’un composé organique avec la minéralisation du carbone (sous forme de dioxyde de carbone) et l’obtention de métabolites de plus faible poids moléculaire dès lors disponibles pour la synthèse de constituants cellulaires (croissance du vivant).

Toutefois, la capacité de l’écosystème à absorber les produits biodégradables est limitée, créant ainsi un risque d’engorgement comme par exemple l’eutrophisation des étangs (pollution aux nitrates en raison d’un excès de matières biodégradables azotée).

Biodégradable

D’après: http://www.larousse.fr

 
Se dit des produits industriels et des déchets qu’une action bactérienne, naturelle ou induite, décompose assez rapidement et les fait disparaître de l’environnement en les convertissant en molécules simples utilisables par les plantes.
 
 
J’essaie de réaliser autant que possible des produits biodégradables, pour voir les recettes n’hésitez pas à lire tous les posts catégorisés ‘Biodégradable’.

Baume pour les lèvres maison: seulement 2 ingrédients!

Bonjour à tous.

Alors la recette de la semaine est le baume pour les lèvres.

mouah

Moi et mon ami, on en est grand consommateur. Eté comme hiver, si on n’a pas notre stick dans la poche/le sac, sur la table de nuit et dans la salle de bain on est complètement perdu. Le pire ? Partir en weekend sans avoir de stick à lèvre! C’est pour dire…

Du coup il m’a semblé important d’essayer de fabriquer le notre.

Comme toujours, quelques recherches du côté de Béa Johnson (ma bible à moi) et sur le net. Résultat un baume pour les lèvres avec 2 ingrédients réalisé en 2 temps, 3 mouvements.

Ingrédients:

  • 1 cuillère à soupe de cire d’abeille (pour ma part je l’ai eu chez un Apiculteur, il m’en a donné de la « fraiche » mais j’en ai également trouvé en magasin Bio, rayon cosmétique, vendu sous forme de feuille)
  • 4 cuillères à soupe d’huile végétale (j’ai essayé avec de l’huile d’olive et avec de l’huile de colza qui est plus riche en vitamine E et que je préfère)
  • un récipient en verre (type petit pot de confiture ou autre d’environ 20-50ml ou plus mais ce sera moins commode pour transporter dans le sac à main)

Recette:

  • Dans le récipient en verre, mélangez la cire d’abeille avec l’huile végétale,

ingredients

  • Mettez le bocal à chauffer au bain-marie à feu doux (mettre le récipient dans une casserole avec environ 3cm d’eau)  jusqu’à ce que le mélange ait fondu,

bain marie

  • Laissez refroidir,

presque finit

  • Appliquez sur vos lèvres pour les apaiser et les nourrir.

produit finit

Retour sur expérience:

  • Le premier baume que j’ai fait été à base d’huile d’olive (forcément c’est ce que j’avais chez moi) mais j’avoue que l’odeur m’a un peu dérangé.
  • La 2ème version avec l’huile de colza est beaucoup mieux car plus douce.
  • J’ai même ajouté 1/4 de goutte d’huile essentielle d’orange douce pour avoir un très très léger parfum agréable et j’en suis ravie.
  • NOTE: comme l’a soulignée une pharmacienne les HE d’agrumes sont photosensibilisantes (la peau devient plus sensible au rayonnement solaire avec des risques de brûlures …), à éviter donc au ski, ou dés que le soleil tape. l’HE de bois de rose peut être une bonne alternative puisqu’elle hydrate aussi.

Le baume hydrate très bien, j’ai mon petit pot dans le sac à main c’est génial. Finit le stick commercial maintenant je fais le mien 🙂

Ce produit est biodégradable, si vous videz le contenu du pot dans la nature ou dans votre composteur, cela va se décomposer naturellement et ne faire aucun mal à la planète. Perso en y réfléchissant, je préfère utiliser des produits qui viennent de la nature et qui peuvent y disparaître sans laisser de trace plutôt que des produits dont le contenant met 3000 ans à se décomposer et dont le contenu tue faune et flore à petit feu…

A la semaine prochaine et n’hésitez pas à me donner votre avis.

D.

L’heure du 1er bilan: vivre Ecobio est-ce facile?

Bonjour à tous.

Alors l’heure est venue pour moi de dresser le 1er bilan afin de répondre à cette question:

Est-ce facile de vivre ecoBio, de n’utiliser que des produits écologiques et/ou bio de façon à ne pas détruire sa santé ni la planète?

Les premiers jours:

On se rend compte que tout ce que l’on consomme de plus basique:

  1. est fait à partir de produits transformés,
  2. est (sur)emballé dans du plastique.

La prise de conscience est un premier pas, viens ensuite l’action. On essaie de remédier à ces deux gros problèmes.

Le premier point est le plus simple je dirais, ne pas acheter de la sauce toute faite mais la faire maison est quelque chose que j’ai trouvé très simple et même passionnant. De même réaliser sa propre lessive, son déo, sa pâte à tartiner est ludique, les seuls soucis éventuels sont de trouver où se procurer les différents ingrédients.

Le deuxième point: éviter l’emballage et surtout le plastique est beaucoup plus difficile selon moi, dans les premiers jours j’ai juste arrêté d’acheter tout ce qui était emballé dans du plastique.

Les premières semaines:

J’ai changé mon alimentation forcément, mon copain et moi on mange beaucoup plus de fruits et légumes, on découvre plein de nouvelles recettes. Finit les grignotages d’apéro, maintenant c’est carottes à tremper dans du yaourt mélangé à de la ciboulette et du seul-poivre. C’est aussi tomates cerises (achetées en vrac),  toast de pâté, radis au beurre. Bref je ne prends pas un gramme même si je me « goinfre » à l’apéro.

Si on a envie d’une pizza, on l’a fait de A à Z et franchement j’adore, c’est anti-stress et après un raté (forcément la première fois ce n’est pas évident) on se régale (même Monsieur).

Pour le lait et les produits laitiers j’achète dans des pots en verre qui sont consignés. L’avantage c’est que j’ai du lait frais et aussi que j’ai un gros pot de yaourt et je le dose comme je veux, mon copain se remplie un bol et y rajoute du miel ou des fruits selon ses envies et moi je me remplie une tasse à Expresso dans laquelle j’ajoute du sucre roux (boite en carton).

Pour les autres desserts c’est du fait maison ou des fruits. On a notamment découvert que la compote de pommes c’est très facile à faire et tellement bon!

On mange également moins de viande car l’acheter non emballée ça reste la galère pour moi  (je n’ai pas encore trouvé de boucherie qui accepte de remplir mon bocal). Du coup j’achète tout de même à la boucherie, car c’est beaucoup moins emballé et au moins c’est frais et meilleur.

Pour ce qui est du pain je vais à la boulangerie et je tend mon sac en tissus pour qu’elles me mettent le pain directement dedans: assez facile.

Pour le fromager, je tends mon récipient et cela marche aussi. Du coup, en étant française expatriée en Allemagne c’est un grand moment de plaisir d’aller à la fromagerie de temps en temps pour acheter un bon morceau de comté, camembert, et autre délice français !

Pour ce qui est des produits d’entretien finit la galère, avec mes 3 ingrédients miracle (Bicarbonate de sodium, vinaigre blanc et savon de Marseille) je peux  tout faire: du sol, au casserole, à l’évier. j’arrive même à me débarrasser des mauvaises odeurs et du calcaire.

Pour le déo, le shampoing et le savon, il faut un petit temps d’adaptation je dirais, afin de trouver le produit qui convient et comment l’utiliser.

Les premiers mois:

Les nouvelles habitudes sont là, j’ai toujours 1 gros sac en tissus sur moi et quelques autres plus petits pour les pistaches (en vrac), les tomates cerises (en vrac), les champignons (en vrac) ou le pain.

Mon copain s’y met doucement, c’est plus difficile pour lui malheureusement. Il fait moins les courses et surtout il a ses produits préférés dont il a un peu de mal à se séparer. Il n’a pas de sac à main où stocker des petits sacs en tissus pour les courses à l’improviste. Mais il prend conscience des choses et essaie d’éviter le plastique ce qui est déjà super. Il va à la boucherie avec plaisir choisir des beaux morceaux de viande.

Nous n’avons pas été malade une seule fois cet hiver, alors je ne sais pas si c’est car il n’y a pas eu de gros hiver ou si le fait de changer notre alimentation n’a pas pesé un peu dans la balance. J’aime à croire que si cela a aidé.

Nous avons une poubelle pour le papier, une pour les contenants en plastique recyclable (dur de s’en débarrasser à 100%), une pour les produits compostables (principalement épluchures et reste de fruits et légumes) et une poubelle normale.

Je vide les compostables tous les 2-3 jours au magasin bio en bas de chez moi, ils ont une poubelle pour faire du compost. Dès que nous aurons un balcon nous ferons notre compost aussi, ça fera moins de déchet et ça fera de l’engrais pour nos nombreuses plantes 🙂

Au-delà…

L’idéal serait de réussir à convertir mon homme à l’écobio. D’avoir toujours-toujours les bons réflexes: prendre sa tasse thermos en inox pour prendre un café à emporter le matin avant d’aller au boulot.

J’aimerais aussi qu’on arrive à sensibiliser plus de gens autours de nous. Je sais que ma mère a été bluffée par le nettoyage de l’argent au bicarbonate de sodium et elle est très curieuse de voir ma lessive. Je lui ramènerais également un petit pot de déo à la coco, pour qu’elle teste.

Pour conclure je dirais que non ce n’est pas facile mais ce n’est pas non plus difficile. Comme tout grand changement cela implique des efforts au début afin de changer ses habitudes mais pour ma part suis ravie du résultat.

Cela nous a également permis de désencombrer nos vies, on n’achète plus de chose inutiles, on achète intelligent et durable. On profite des choses différemment et j’espère que cela donnera envie à d’autres personnes de faire de même.

Gandhi a dit « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », et bien je veux des forêts vertes, des animaux sauvages et des océans bleus pour mes futures enfants et pas des mers de sacs plastiques, des plaines de décharges, des fruits qui n’ont de fruits que la forme mais plus le goût et qui poussent en laboratoire et pas en terre.

Si à deux nous changeons notre mode de vie et arrivons à influencer quelques personnes qui également influenceront d’autres personnes qui à leur tour en influenceront d’autres… peut être laisserons nous un monde meilleur à nos petits-enfants.